OBSERVATIONS. 2 5 7
Je n’ai point assigne de valeur aux residus , collets ,feuilles, etc., soit des betteraves qu’on cultiverasoi-meme,soit de celles qu’on sera dans le cas d’acheter. Cette va-leur sera relative et ddpendra de l’emploi qu’on en fera jznais eile ne peut jamais etre nulle. Les manufacturiersqui cultiveront eux-memes les betteraves , pourront lesfaire consommer avantageusement aux bestiaux de leurferme; ceux qui n’auraient point d’exploitation rurale,pourront ou les vendre , ou les employer a la fabricationde l’alcoliol, comme il est decrit dans l’ouvrage de M.Achard. Quel qu’en soit le produit, on pourra lui assi-gner une valeur considerable , et la deduire encore desfrais portes ci-dessus. Par consequent le prix auquel lesucre reviendra au manufacturier, sera diminue de cettesomme.
Les produits que j’ai etablis dans le compte precedent/seront les memes en employant le procede de M. Achard,c’est-ä-dire l’acide sulfurique ; les frais journaliers serontseulement augment^s de la somme de i 4 francs 8 Cen-times , qui , multiplies par les 160 jours de travail, s’e-lfeveront alors h celle de 2 , 25 a francs 80 Centimes (i) pourles frais de l’annee.
En comparant mes calculs avec ceux de M. Achard etde M. le baron de Koppy, que je vais presenter plus bas ,on trouvera les premiers infiniment moins avantageux.Cette ditförence provient, i° d’une bien plus grande quan-titd de sucre que ces messieurs prdtendent tirer d’un quin-tal de betteraves ; i° de la valeur considerable qu’ils as-signent aux differentes especes d’eaux-de-vie et aux vi-naigres qu’ils retirent des marcs.
(i) En nous determinant depuis ä ctonnner la preference au procecldde M. Achard, nous n’avons point 6t6 arretes par cette difKrence , trfes-faible, vue la facilite , la süret£ , la rapidite de 1’Operation lorsqu’ooopkxe par l’acide sulfurique.
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