OB S E RVAT IONS. 2 55
Le produit du sucre a 4 pour cent , sera de a4o kil. ,qui servant de diviseur a la somme de 1 5(3 fr. 5o c., Eta-blira le prix du kil. ä 60 c. et une pelite fraction.
Mais qu’on ne s'abuse point , ces produits ne serontaussi grands que pour les Etablissemens monlEs aussi par-faitement qu’on peut et qu’on doit les supposer , et dansla construction desquels on n’aura rien neglige de ce quipeut diminuer une main-d’oeuvre inutile. Ici tout doit setrouver ä proximitE , et les produits passer successivementet sans frais' dans les diverses parties de l’atelier ou ilsdoivent etre travailles. Je suppose egalement qu’on auraexploilE les belteraves dans le sol le plus convenable, etque cette culture n’aura point ete fumee ; car je ne pren-drai pas pour exemple les betteraves des environ de Pa-ris , et celles cultivEes dans des sols trop fertiles : les pre-mieres sont trop abondantes en matiEres salines , en rai-son des fumiers abondans qu’on leur prodigue; les auftessont trop aqueuses , et ne donnent presque pas de Sucre;et je le repete encore , je depouille tous ces calculs delous frais d’administralion quelconque , et je suppose lemanufacturier ordonnant et inspectant lui-meme ses ate-liers , et pouvant sullire a tout.
Ces calculs se trouvant aussi rigoureuseraent etablis ,chacun pourra evaluer comme il le voudra ces divers fraisqui s’eleveront en proportion de l’importance de l’eta-bli&sement, el pourront encore etre augmentes en raisondu plus ou moins de luxe inutile qu’on laisse malheureu-sement trop souvent s’introduire dans les manufactures.
Je ne dissimulerai pourtant pas qu’il est presque im-possible que dans un Etablissement quelconque il n’y aitdes pertes accidentelles , et souvent meine des depensesimprEvues. On peut largement prevoir cet excedentde dEpenses , en le povtant ä 10 pour cent de la totalit«de.s frais calculEs.