OBSERVATIONS. 2^5
La fabrication ayant lieu pendant tout l’hiver, il est in-dispensable de se mettre a l’abri de la gelee, et il laut queles lavoirs , machines h triturer et pressoirs , soient dansdes emplacemens qu’on puisse fermer et meine chaufferdans les grands froids , afin que le suc de betteraves con-serve toujours sa fluiditd.
Quant au local destind pour le manege et pour les ap-pareils d’evaporation, quels qu’ils soient, on peut, et ilest möme plus avantageux de les dtablir sous un hangaraere , ct cependant abritd des vents froids.
On fera bien aussi de profiter de l’excedent de la chaleurdes appareils d’evaporation , en les faisant passer dans l’e-tuve dcslinee a la cristallisation. On y parviendra tres-bienen etabüssant dans les cheminees des tuyaux de tole oilbouches de chaleur qui prendront a la naissance de lacheminee , et aboutiront au premier dtage , oü il seratoujours plus avantageux d’etablir l’etuve. Par ce moyentres-simple, et qui a eie indique par Conte, on s’emparerade presque toute la chaleur qui se perd ordinairement parles cheminees, et on l’utilisera de la mani&re la plus con-venable ; mais il sera important d'eviter que le courantd'air qui doit etre etabli dans cette etuve, ait une de sesouvertures dans le local destind a l’dvaporation : il porte-rait conlinuellement dans cette etuve une humidite tres-prejudiciable.
Dans la pifece marqude N, planche IV, on pourraitdtablir une presse , et donner au sucre sortant des platsde cristallisation les preparations que j’ai indiquees , etque je crois necessaires avant de le livrer au commerce.
En reduisant la fabrication du sucre de betteraves k deseldmens aussi simples , il est faoile de se convaincre queles frais se trouveront diminues en proportion.
D’apres ce qui a ete dit ci-dessus, on voit que pour ela-blir une fabrique dans laquelle on se proposerait de tra-