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devenir un objet de consommation pour le nord , ou lesvinaigres de vin nepeuveut parvenir qu’a grands frais.
Quant aux vinaigres a obtenir par la fermentation desresidus de la distillation , je pensc cjue vouloir les l'abri-quer en France pour la consommation de la table , se-rait une Operation mal concue. 11 n’est pas possible queces vinaigres aient une saveur agreable. Les essais faitspar M. de Neubeck prouvent meine que leur fabricalionest sujfete a beaucoup d’accidens. Si on joint ä cet incon-venient dejä tres-grave l’embarras que doit donner le tra-vail d une matiere aussi encombrante , je pense qu’on par-tagera mon avis ; il ne pourrait y avoir quelque avantage kfabriquer de ces sorles de vinaigres , quautant qu’on lesferait servir directement a un autre gerne de fabricalion ,tel qu’ä une manufacture de ceruse , de verdet, elc. , elc .,et encore cet einploi me parait-il trfes-douteux, car il au-rait a lütter contre celui des vinaigres de bois , qui peu-vent se donner ä un prix excessivement modique.
Quel que soit le mente de ces divers produits, soit coinmealcobol , soit comnie vinaigre , on ne peut se refuser alouerM. Acliard de sa noble perseverance , et je tlirai dela tenacite qu’il a mise a faire ressorlir ainsi de la bette-rave une foule d’avantages peut-etre nuls pour la France ,mais certainenient prdcieux pour un pays comme la Si-ldsie , pays dans lequel les proced^s employes par M.Acbard ont eu le merite de la nouveautd. M. Acliard peutdonc etre considerö comme un des chimistes qui s’estle plus occupd ä populariser la cbiinie , en appli-quant cette Science aux grands objets de consomma-tion gdndrale ; application peut-etre encore trop rare , etpoint suffisamment appreciee par les savans du premierordre.
Je ne ferai aucune retlexion sur l’emploi du marc desbetteraves , comme devant servir a la fabricalion d uncal'e indigdne et a celle de la biere. M. Achard lui-meme