OBSERVATIONS.
sonrmation de grains qui ne laissepas que d’etre tres-consi»derable.
Les procedes donnes par M. Achard, pour la fabrica-tion de l’alcohol , sont fondes sur une trbs-bonne theorie ,et sont d’une execution facile. Ils ont le rnerite de con-server pour la nourriture des bestiaux une matifere quiserait peiclue pour eux , si au lieu de faire cuire le raarcet d’en exprimer la decoction commel’indique M. Achard,on le faisait Fermenter directement. Quelque simples ce-pendant que soient ces procedes, je les crois encore sus-ceptibles de perfectionnemens , et je pense qu’on pourraitpour la coction du marc employer avantageusement leprocede ä la vapeur, et pour la dislillalion, ceux d’EdouardAdam et Isaac Börard.
Les denominations de Cognac, Rlium, Rack donneesaux diverses espbces d’eau-de-vie obtenues de la dislilla-tion des marcs de betteraves, pourront paraitre uii peuambitieuses 5 je ne me permettrai pas de prononcer ii cetegard. Je n’ai pas encore vu de ces divers produits oble-nus par des procedes que je crois inconnus jusqu’ici enFrance; j’ai seulement vu des eaux-de-vie simples relireesde la decoction des marcs de betteraves , et je puis assu-rer que leur saveur etait pröferable a celle des eaux-de-viede grains.
Quant ä la fabrication des vinaigres , j’ai deja eu occa-sion de dire que je ne presumais pas que cette branched’industrie fut susceplible de prosperer en France. Cepen-dant il serait possible que dans le nord la fabrication duvinaigre des petites eaux obtenues par la distillation, futencore avantageuse. Corarne ce vinaigre est un produit quin exige d’autres frais que de prolonger la distillation, etque cette matiere form.ee par la conversion de falcohoien acide acetique , ne peut point avoir de mauvais gout,etant privee des diverses matieres susceptibles de le com-muniquer , ä finconvenient pres de sa faiblesse, il peut