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n’anront jamais une tres-grande valeur commerciale , il enresullera que la perte que j’ai dvaluee plus haut sera en-core susceptible d’une diminulion considerable.
Les personnes qui savent que mon freie et moi avonspris un brevet d’invention de i 5 annees , en avril 1808 ,ponr ce procede de raffinage par l’alcohol , brevet qui nousa coüte prfes de 1600 fr. , pourront etre etonnees de voirque je le publie moi-meme d’une maniere aussi detaillee ,et que je semble ainsi renoncer aux avantages exclusifsque nous nous etions reserves par le brevet. Voici les rai~sons qui nous ont determines ä publier nous-memes tousles delails de ce procede :
i°. 11 nous serait impossible de le cacher ä tout fabri-canl qui eilt voulu connaitre nos moyens de proceder j il11’cn est point de ce procede comme de tout autre pourlequel on peut operer en secret , et sur de petites quanti-tes. Ici, il laut proceder sur de grandes masses , et il seraitlacile ä tout ötranger qui penetrerait dans nos ateliers dereconnaitre l’alcohol ä fodeur qu’il degage , ce qu’on nepeut cmpecher totaleraent. L’agent connu , il ne serait plusdilficile de connaitre par les ouvriers la maniere de l’em-ployer , et alors c’eüt eie une source de proces intermi-nables avec tous les contrefacteurs , que le plus diffi-eile eul ete de connaitre.
2 0 . A l’epoque ou j’ai imagind ce proedd^ , en 1808 ,il a dte annoned et rdpete en pelit, dans tous les cours dechimie qui se font dans Paris , et alors il n’etait pas diffi-cile , apres avoir vu opdrersur de petites quantites , d’o-perer sur de grandes.
3 °. La plus forte raison qui nous a determines ä cetlepublication , est l’importance meine du procede. Dans unmornent ou il est si intdressant pour la France de s’af-franchir du tribut annuel que nous payons , soit directe-ment ou iiidirectement , aux Anglais , pour la consomma-tion du Sucre des Indes, nous avons cru faire une chose