OB S E RVAT IONS.
de ces Observations ; le sirop licjuifierait la melasse , leseristaux se delacheraienl saus- se fondre , on separerait losirop au moyen de la presse , et on fmirait d’enlever celuiqui entourerait les eristaux de sucre k I’aide d'une petitequantite d'alcohol.
Ce procede, au moyen d’un sirop peu colore , peutmeine etre tres-avantageusement employe et de prdferencepour toutes les especes de sucre , et preeeder le lavage äl’alcoliol : par la on evitera cette crispation des malieresexliacto-gommeuses, loujours beaucoup plus a. craindreavec des melasses tres-epaisses qu’avec des sirops cuits ä
ou 35 degres de l’areoinetre.
Si on avoit de gros eristaux k depouiller de la melassequi les salit , 011 pourrait eneore les laver avec une oer-taine quantite d’alcohol , ä ce meine degre de 2() ou 3otlegres.
Ces alcohols de lavage non satures , pourraient ensuite-servir ii la purificarion des Sucres dans lesquels la pro-portion de melasse serait plus considerable.
Pour ne point perdre l’alcohol contenu dans les me-lasses retirees par ce procede, il suhlt de les distillcr. Celtedistillation peut se faire dans les alambics ordinaires, enprenant laprecaution d'ajouter un }ieu d’eau dans les siropsejui seraient epais, et qui pourraient laisser craindre que lamatiere ne bruhit. Mais le meilleur moyen est de se servird’un appareil analogue a celui d’Edouard Adam , et de fairejiasser k travers ces melasses alcoholiques , au moyen d'untube de metal, un torrent de vapeurs d’eau bouillanle.
Ces vapeurssecondensenteneauenpassant ätravers le si-rop, et facilitentainsiladistillaliondel’alcoliolqui, iice degrede temperature, est force de se volatiliser; par ce moyen,on ne craint jamais de britler les melasses , et l’alcoliolqu’on obtient est d'une bien meilleure qualite. On peutainsi soumeltre ii la distillation toutes les loiles impregneesüe melasse alcoliolique.