OßSERVATIONS. 229
cristallise qui tend a gagner le fond. On brassera encoreune fois ce melange, et on le versera dans des sacs detoile ou de crin qu’on soumeüra ä l’action bien gradueed’une presse ferrnee. 11 taut avoir soin de ne fonner quedes guteaux tres - peu epais, et faire en sorte que lessacs dans lesquels on met la matiere h presser, ne for-ment point de bourrelets ou vides dans lesquels les siropspounaient sinsinuer, et se meler de nouveau avec le sucrecristallise lorsqu’on desserre la presse.
Par ce moyen on obtiendra des sirops tres-colores , etle sucre restant dans les sacs, sera amend a un etat de Sucrebrut tres-salisfaisant, et dans lequel la melasse sera dansune proportion trop faible pour prejudicier au raffinage.
Ce sucre, lorsqu’il est seclie, n’est plus visqueux, et neforme point, lorsqu’on le remue , cette espece de mouve-jnent vermiculaire , indice certain d’une mauvaise qualitdde sucre brut, qualite due a la melasse dessechee.
Si de suite on voulait obtenir une qualite de sucre com-parable au sucre Martinique sec, il sullirait de verser surla matiere pressee et encore humide une nouvelle quantited’alcohol , mais la moitie moins que la premiere fois. Sion voulait avoir encore plus de blancheur, au lieu d’em-ployer pour ce dernier melange de l’alcohol ä 34 degres ,il serait preferable de n’en employer qu’a 29 ou 3o. Ondissout, il est vrai, un peu de sucre (qu’on peut cependantlacilement relrouver); mais on ne court point le risque decrisper et faire adherer aux cristaux du suci'e une petitequantite de matiere extracto-gommeuse contenue dans lereste de la nielasse, et qui ne trouve plus alorsune quantitesüffisante de cette derniere pourla dissoudre et lamettre enetat de resister a l’action de l’alcoliol, qui tend toujours hisoler cette matiere extracto-gommeuse.
C’est en raison de cet effet de l’alcohol deplilegme smles matieres extracto-gommeuses, qu’on ne peutl’employeren tres-grande quantite pour le lavage immediat du sucre