ÖBSERVATIONS. 227
obtenir la Separation des melasses du sucre cristallise quis’y tiouve mele. Ce procede, au premier coup-d’cril, pa-rait devoir etre trop coüteux , et ne pouvoir etre indiqudque coinme une experience de cabinet3 mais pour peuqu’on veuille reflecliir sur le bas prix de l’alcohol , privede ses droits de consommalion et d octroi , sur-tout dansle midi, sur la pelite quantite qu’il en fallt pour obtenirun rdsultat tres-avantageux, et impossible par tont autremoyen ; sur l’avantage tres-grand de retirer une plusgrande quantite de sucre dont la valeur actuelle ne peutetre mise en comparaison avec celle de l’alcohol necessairepour l’operation, je ne doute pas que les personnes qui selivrent ä l’extraction du sucre de betteraves, ne finissentpar adopter ce moyen contre lequel originairement ellesauraient pu apporter de la prevenlion. Comme d’ailleurs labonte de ce procede n’est qü’en raison de la manidre donton i’execute, je vais le decrire aussi clairement que pos-sible.
Procede de purißcation par l’alcohol.
Ce procdde est basd sur la proprietd qu’a 1 ’alcohol, lors*qu’il est convenablement dephlegme , de ne pas dissoudresensiblemenl le stiere cristallise , de se meler avec la parliesirupeuse ou melasse , de la rendre plus fluide, et «parconsequent de faciliter sa Separation d’avec le sucre cris-tallise. L’alcohol ou l'esprit de vin, s"il etait a Letal d’eau-de-vie, et ne marquait que 18 ä 24 degres a Fareometre ,dissoudrait une trop grande quantild de sucre en raisonde l’eau qu'il retient a cet elat, et alors ne remplirait pointle but proposd ; s’il etait ä son dernier degre de purete , ä42 ou 43 d., il ne dissoudrait point du tout le sucre, maisalors il ne se melerait avec les sirops, qu’en raison de lapelite quantite d’eau qu’ils contiendraient, et souvent laconcentralion de ces derniers s’opposerait a toute dissolu-tion , et rendrait l’emploi de Faicohol plutot prejudiciable