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terrage vicieux, de perdre une grande quanlite de sucre;car, lorsque M. Achard dit qu'on ne dissout que des parti-cules de stiere, c’est une expression tres-impropre , ellorsque M. Achard dit encore que les sirops obtenus par-le terrage ne valent pas la peine d’en cxtraire le Sucre ,j’observerai que cela pouvait etre bon dans un moment oüla valeur des sirops n’etait pas tres-interieure a celle dusucre cristallise; mais conune dans ce moment et pendantlong-tems encore la valeur des melasses de betteraves serah celle du sucre cristallise de bonne qualite, au moinsconune 1 est a i 5 ou 20, je conseillerai lortement auxperscmnes qui voudraient se servir du terrage, de lairecristalliser de nouveau ä letuve les sirops quils oblien-draient, et je leur garantis qu’elles seront bien avanlageu-sement indemnisees de ieurs l'rais.
M. le baron de Koppy a parfaitement senti les incon-vdniens de la methode proposee par M. Achard, et il apublie dans son ouvrage les modifications qu’il a juge itpropos d’y faire. II ne inet le sirop dans les vases evapo-ratoires qu’ä la hauteur d un pouce et demi, au lieu detrois pouces. Le sirop , au bout de trois a qualre semaines ,se trouve couvert d'une coucheepaisse de sucre cristallise,dans laquelle on fait detix fois par semaine de petitesouvertures pour donner passage a fair chaud. On enlevesuccessivenrent ces couches cristallisecs, et on les metegoutter sur des vases , dont le fond est perce conune uneecumoire ; on enleve aussi le sucre qui s’est precipite, et011 le met dans un autre vase perce conune le premier. Cesdeux especes de cristallisations sont deposees dans un en-droit ou la temperature est moindre que celle de letuve ,ahn que le sirop puisse prendre son ecoulement sans tropse dessdeher; et le sirop qui se trouvait entre les deux cou-ches de sucre est remis a cristalliser. Tous les mois onrepete cette Operation qu’on continue jusqu’ä ce que lesirop refuse de donner des cristaux. On trouve alors au