ÖBSERVATIONS. 22 5
rfest toujours qu’une Operation tres-imparfaite; et cjne sion parvient k depouiller le sucre cristallise de toute lamelasse qui lui etait adherente , ce n’est toujours qu’auxdepens de ce meine Sucre cristallise, dont ordinairemerrtun tiers se trouve dissous par l’eau de l’argile humectee, etcela dans les circonstances les plus favorables.
Le sucre des betteraves, quelle que soit sa qualite, estloin de reunir ces circonstances favorables; et il doitse comporter au terrage comme le font les qualites infe-rieures de sucre brut , dont la distance entre les petitscristaux etant inegale , ne permet point un ecoulementregulier des melasses. Alors il en resulte que l'eau del’argile, au lieu de rcmplir ses fonctions aussi bien quepossible, dissout beaucoup plus de sucre cristallise quellene le devrait faire, et n’agit que tres-imparfaitement surla melasse contenue dans la totalitb du sucre des ebnes ouformes k sucre. La partie superieure de ces ebnes est tres-blanche , tandis que la partie inferieure est aussi coloreequ'auparavant : en voici la raison : l’eau du terrage ayanteprouve des dilficultbs pour se faire jour a travers les cris-taux , se porte alors sur le sucre cristallise , le dissout, s’ensature; et lorsque ce sirop sature est parvenu au milieu ,ou vers la pointe des ebnes, ne pouvant plus se saturcrdavantage, il laisse intacte la melasse qui s’y trouvemelee au sucre brut.
Je ne m’btendrai pas davantage sur les vices de cetteOperation tres-simple; et je crains bien que ce que j’en aidit ne soit peut-etre bien clair que pour les personnes quiconnaissent k fond le travail des ratfineries.
Je terminerai cet examen en disant qu’il serait peut-etrepossible de reussir quelquefois k terrer une certaine quan-tite de sucre brut de betteraves; rnais que gbneralement ceprocede sera sujet a tant de chances , qu’il vaudra mieuxs’attaclier a avoir du sucre brut de bonne qualite qui puissesupporter directement le raflSnage, que de risquer, par un