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OBSERVATIONS.
conslituait la melasse a l'etat sirupcux, vu la grandepropriele hygrometrique de cette derniere substance;que la dessiccation ne fait donc que masquer la mau-vaise quaiite de ce sucre brut, qui, dans le raflinage,se cojnporterait toujours en raison de la melasse qui fac-compagne, et donnerait alors des rbsultats tres-defectueux;et si M. Achard a eprouve des dilliculles dans le raflinagede son sucre brut, je n’ai pas le moindre doule que cesdifficultes ne provinssent de la trop gründe quantite demelasse que ce sucre brut contenait encore.
M. Achard assigne environ trois semaines pour laduree de cetle dessiccation du sucre brut, qu’il re com-mande de faire pendanl l’ete ; ce qui retai de de plus de sixinois la vente du sucre brut, en comptant depuis le moment011 on commence it raper les betteraves jusqu’ä celui oüon peut niedre le sucre brut en tonneaux.
M. Achard, ii la suite de ce moyon, indique nn aut reprocede connu dans les sucreries des colonies et les raffi-nei'ies d’Europe sous le nom de terrage. Je ne crois pasdavantage que ce premier mode de raffinage soit avauta-geax pour le sucre brut des betteraves. J 1 cst dejli trhs-incomplet pour bien des especes de sirops de vesou descolonies, et ä plus forte raison pour les sirops des belle-'raves qui sont generalement inferieurs ä ceux du vesou ,et doivent donner une bien plus grande quantite de me-lasse , qui nuit toujours beaucoup ä la cristallisation etempeclieque les cristaux de sucre neconservent entr’eux ladistance hecessaire pour que 1 ’opdration du terrage se fasseuniformement.
En eilet , quand on considbre feffet du terrage, on voitquil nest base que sur l’affinite pour l'eau plus grande dansla melasse que dans le sucre cristallise; mais, qnoiqu il vait une tres-grande dilference enlre l'allinite respective deces deux substances pour l’eau , il n'en est pas moins vraique le terrage ( quelqu'ingenieux que ce moyen soit),