OBSERVATIONS.
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formait alors une masse pfiteuse, ä travers laquelle l’icou-lement etait devenu impossible. Une partie de la melassese reunissait a la stirface, et pouvait ainsi etre separee pardecantation. Quant ;i la partie melee avec les cristaux , 011n’aurait pu la separer que par une nouvelle tonte et cris-tallisation, ou en y ajoutant de l’eau, et en soumettant lstout a l’action de la presse. L’une et l’aulre de ces me-thodes a l'inconvenient de diminuer la quantite de Sucredejä obtenu, soit en l’alterant reellement par le caloriquenecessaire pour la lonte, soit en en dissolvant une partiedans une quantite d’eau , dont ensuite on ne peut plus leretirer par la crislallisation, en raison de la trop grandeproportion des nielasses comparativement a celle du Sucre.Je dois avouer cependant que j’ai vu des cristallisationsobtenues par le procede de AI. Acliard assez bien formeespour permettre f ecoulement des mdlasses, mais je croisce cas rare.
Apres huit ii dix semaines d’ecoulement des mölasses ,on obtient, par le procede de M. Achard, deux especesde Sucre brut, l un d’une assez bonne qualite, et l’autretres-comnmn, et souille encore par une grande quantitede melasse. M. Acliard recommande d’etendre ces deuxespeces de sucre brut dans des greniers tres-aeres, pourqu on puisse les remuer facilement, et les exposer ainsiaux inlluences de l air qui desseclie ces sucres bruts, etles rend d’un gout plus delicat. Je ne nierai point l’in-fluence de fair sur la saveur des Sucres bruts, j’en ai despreuves certaines; mais j’avouerai que je ne vois pas ceque devient la melasse par cette dessiccation. Si eile nefait que se dessecher et perdre son mauvais goüt ( ce queje suis tres-poi te ä croire), il en resulte qu’elle existetoujours dans le sucre brut, et que par son melange aveccette matiere eile diminue reellement sa qualite , qu’enexposant ce sucre brut ainsi desseclie ä im air humide, ilßnirait par repretidre a l’atmosphere la quantite d’eau qui