OBSERVATIOKS.
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l’alcohol dont je parlerai plus bas, et j’en oblins ainsi etsur-le-champ une tres-bonne qualite de cassonade , quiautremenl eut ete perdue pour la consommation. On voitdonc que par le moyen de l'etuve j’obtins une quantite deSucre k laquelle le raffineur avait totalement renouce ,parce que sa maniere de travaillcr ne pouvait lui permettrede l’extraire. II est evident qu’il eil eut ete de meine pourtoute espece de sirop mere de betteraves.
La crislallisation par le moyen de l’etuve peut etreemployee pour toutes les especes de sirops , meine lesplus pauvres en sucre cristallisable, et par ce moyenron obtiendra de ce dernier tont ce qu’il est possibled’en esperer ; par la cristallisation irregulierc, ou au-trement la cuile, qui est le mode employe dans lesratlineries et dans les sucreries des colonies , si onopere a teil nu , il faudra supposer les sirops de bette-raves tres-riches en sucre pour pouvoir esperer obtenirfacilemenl ce dernier degage de sa melasse , ce que jeregarde comme tres-chanceux. et sujet a une loule d’in-conveniens, si 011 ne suit que la marche ordinaire usiteedans le travail des ralfineries.
En emplo} ant le procede k la vapeur , on peut bien fairedisparaitre une partie de ces inconveniens ; mais il en restetoujours assez pour embarrasser le rallineur le plus habile:car ce 11'est pas le lout que d’avoir du grain de sucre, ilfaul encore qu’on puisse l'isoler facilement de la melasseavec laquelle il est confondu, et je ne pense pas que cetobjel, beaucoup plus important qu’on pourrait le croire,se trouve completement alleint par aucune des methodesproposees par M. Achard , et qu’il puisse meine jamais1 etre tant qu’on ne sortira pas des routes ordinaires.
Je suis cependant persuade que lorsqu’on travaillerasur de bonnes especes de betteraves, on pourra en obte-nir , et dans l’espace de quelques jours, la plus grandepartie du sucre qui y estcontenuj mais alors il faudra