OBSERYATTONS.
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ecoulement des gros sirops ou melasses, engraisser lamatiere , comine on le dit improprement en raffinerie,et rendre ce travail tres-incertain.
Je me permets de critiquer , non-seulement le pre-mier moyen indique par M. Achard, qui est la preuvepar le filet, mais egalement le second qui a lieu au moyend’un morceau de fer froid, moyen auquel on peut faire lesniemes reproches qu’au premier, c’est-ä-dire d’etre un in-dice tres-incertain sur la veritable consistance du sirop, etde ne permettre d’obtenir souvent que des cristaux beau-coup trop divisespour que l’ecoulement des melasses puissese faire facilement.
II est vrai que M. Achard n'emploie pas , commedans les ralfineries , le rafraichissoir , c’est - ä - direun vase intermediaire entre la sortie du sirop des chau-dieres et la mise dans les formes, rafraichissoir qui serta laciliter la premiere cristallisation du sirop de Cannes ,qui , sans cela , pourrait etre retardee dans bien des cas,et etre tres-inegale si on versait directement le siropdvapore dans les formes.
Par le procede de M. Achard, le sirop sort a-peu-prbs de ses chaudieres evaporatoires, ä la meme tempera-ture et dans le meme etat qu’il sort des rafraichissoirs desralliueries , et la cristallisation peut encore, lorsqu’onoperesur de grandes masses, se faire assez regulierement. Mais,comme il sera encore long-tems tres-rare (i) d'avoir en
(i) Je dis tres-rare , parce cju’il faudrait cultiver les betteraves soi-meme pour etre sür de leur qualitö , et que la plupart des fabriques quise forment , complent exploiter les betterares cultivees par les pro-piit’[aires ou fermiers. Hors ces betteraves n’auront que diilicilement laqualite de celles qu’on cultiverait soi-meme , parce que dans ce casl'interet du cultivateur sera en contradiction avec cclui du manufac-turier. L’interet du premier est que son cbamp lui doune le plus dabetteraves possible; l’interet du second est que la terie en produise