OBSERVATIO N 5.
n i o
obtenu que la imitiere alteree dontje viens de parier, et qu’iln’aurait pu en extrairc du sucre.
On voit, dans le proces-verbal de M. de Neubeck,que Ions les essais qui l’urent laifs pour raffiner le sucrebrat de betleraves a leu mul (i) , donneren! im mau-vais resultat, et que tous les sirops l'urent brules ; onne parvint au rallinage qu’en emploj-ant le procede sla vapeur. Si la dissolution du sucre brat est. sujettea brüler et a donner de mauvais produits , que doit-on donc attendre des Premiers sirops retires immediale-ment de 1‘evaporation du sucre de betteraves, sirops qui,ontre les impuretes conlenues dans le sucre brat, contien-nent encore une tres-grande quantite de melasse ou sucreincristallisable, de lamaliere exlractive et muqueuse , subs-tances tres-alterablespar un degre dechaleurbien Interieureä celui necessaire pour mettre en ebullition le sirop tres-concentre !
11 laudrait supposer une bien bonne qualite de sirops debetleraves pour que cette alteration n’eiit pas Heu , et jepense meine qu'il ne s’en trouve pas une seule espece ca-pable de recevoir ce <pi’en terme de raflinerie on nommela prcuvc.
II parait conslant que les sirops obtenus par M. Achardet M. le baren de Koppy sontd’une qualite bien superieureit ceux qu’on a jusqu’ä present obtenus couramment enFrance, et eppendant je ne peux croire que meine ces si-rops soient capables de supporter cette preuve sans unegrande alteration.
(r) Daus un des paragraphes de ce proces-verbal . voyez page r3 z\M. de Neubeck dit que le sucre brut des colonies n'est pas ordinaire-ment Iransporte en Europe tel qu'on l'obtient par une premifcre cristal-Ksation , etc. (Test une erreur, tout le sucre conuu dans le commerce-sous le nom de sucre brut est le premier produit de la cristali'isatiun duresou , et des le raornent qu'il a rc§u la preparation du terrngz il porteydrans le commerce , le nom de sucre terra.