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03SERVAT10NS.
Jusqu’a ce moment on n’a obtenu en France du sucre debetleraves brnt qu’en se servant du premier moyen, et lors-qu’on a essayü de faire evaporer le sirop ii leu nud et jus-qu’ii la consistance requise pour obtenir immediatement dusucre, on a tout brüte , et le sirop alors ne presenlait plusqu’une niasse noire epaisse, d’une consistance de tereben-tliine , dans laquelle le sucre se trouvait allere ou en troppetite quantite pour que sa cristallisation ne tut pas geneepar la viscosite de la matiere sirupeuse.
C’est en op^rant avec la plus grande prdcaution et enmeine tems en laissant les sirops le moins de tems possiblea l’action du calorique, qu’on peul parvenir a obtenir dessirops de betteraves non alleres, de 3(i ü 3 7 degres ii l'areo-metre, lorsqu’ils sont lroids, ce quicorrespond ä 32degres,si on suppose le sirop bouillant. Sur quel resultat pour-rait-on donc compter , si 011 poussait a teu nud l’evapo-ration deces sirops jusqu’au degre auquel 011 i’ail evaporerle sirop du vesou des colonies , c'est-ii-dire jusqua im de-gre de chaleur qui excfede souvent q5 de Reaumur , etä un degre de rareometre inipossible ä conslaler , le siropeiant iroid, mais qui, lorsqu’il esl bouillant, depasse42 degres !
Cependant M. Acliard et M. Ilermstaedt ont proposel’un et l’autre ce second mode de cristallisalion ; le derniermerae n’enmentionne point d’aulre. M. Acliard, il est vrai,au lieu de laire üvaporer le sirop ii feu nud, recom-mande toujours l’evaporalion a la vapeur ; M. Ilermstaedt,au conlraire , ne dit point que cette precaution soit neces-saire, et iln’en prend pas d’au Ire que de menagerle feu vers lafindefevaporation. J’avoue queje suis encore a concevoircomment ce dernier cliimisle a pu reussir. Je pensedonc (ju il n’a point porte la concenlration au meine pointqu’on la porledanslesraliineries pourlesucre brut des colo-nies, car je suis persuade que dans ce dernier cas il n’aurait