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derablement cl’ammoniaque , et cependant avaient crudans un terrain qui n’avait pasete fume depuis troisans(i).Les defrichemens de sainfoin , entr’autres , nous ont donnedes beüeraves enormes (mais en petite quantite en raison dela mauvaise qualite de la graine) , qui contenaient tres-peude sucre, et beaucoup de sels ammoniacaux. Ce fait nesemblerait pas confirmer l’assertion de M. Achard , qu’uniumier veg6lal, meine en grande quantite , ne nuit pointa la quantite de sucre ä obtenir.
Quant ä l’emploi du lait dont PA. Achard ne prescrit qu’unlitre ou x litre 4 decil. par ioo kil. , on doit sentir qu’ilne peut gubre nuire ä cette dose. II est, au contraire , ex-tremement cornmode pour operer la clarification ; il sert ädonner ä l’ecume qui se forme une consistance teile que lesuc puisse ensuite etre soutire parfaitement clair ; l’affinitedes matieres animales pour les parties colorantes, peutd’ailleurs etre encore ulilisee ici, et c’est une des causes dupeu de couleur que conserve le suc preparb par le moyende M. Achard.
CiNQuii;ME section. — De V ivaporatlon et concentrationdu suc pour le convertir en sirop.
M. Achard redonte l’action trop vive et trop prolongeedu calorique , et prescrit pour cette i'aison de clarifier et
(i) Dans le proc^de de M. Achard , la chaux sert encore peut-etre hsaturer Tackle malique qui dans le suc £tait satuvd par de Tamraoniaqueet de la potasse. Ces malates doiyent etre d6eompos£s par Tackle sulfu-rique ajout£, qui forme des Sulfates d’ammoniaque et de potasse. Le pre-mier de ces sels peut etre decomposd par la chaux, et il se d£gage alorsde Tammoniaque Irbs-sensiblement. Quant au sulfate de potasse peusoluble , il se s£pare lorsque le sirop avance dans sa concentration, etce sei dont M. Achard ne parle pas doit etre celui qui donne la sayeuramfere aux croütes cristallines qu’il recommande d’enlever pendantl’dya-poration, et qu’ilconfond avecle sulfate de chaux ayec lequelil estinek;*ar tout le tuonde sait que le sulfate de cliaux »’est poiat aiuer.