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OBSERVATION S.
n’a pu lui en comparer aucune qui donne une pulpe d’uneaussi bonne qualite. La betterave reduite en feuilles aussiminces que le papiei', est en outre coupee dans un autresens par les echancrures faites ä la scie tranchante , etpresente alors une foule de pelits rubans, dont toutes lesmailles dechirees laissent facilement sortir le suc. Cet etatest bien preferable ä l’espece de bouillie formee par larape ordinaire; cette bouillie ne peut etre exprimee qu’aumoyen de toiles ou de sacs de crin, et obstrue tres-laci-lement leur tissu, eilet qui n’a point lieu avec la pulpeformee par la machine de M. Achard.
Je n’ai donc point le moindre doule sur la bonte decette machine, et c’est ce qui nous a engages a la faireexecuter d’abord sur une dimension plus petite que celleindiquee par M. Achard. Cette machine, dont la marchen’est point encore aujourd’hui tres-reguliere par diversesvices dans son execulion, pourra donner par heui’e a5o liv.de pulpe d une tres-bonne nature, et ne necessitera quelVmploi d’un seul homme pour la faire marcher.
En comparant faction de cette machine ä celle d’unmoulin analogue a ccux employes pour le cafe, je trouvequ'elle donne au moins autant de produit en n’employantguere que la moitie de la force nccessaire pour faire mar-cher ce dernier, qui a encore l’inconvenient d’exiger queles betteraves soient coupees en petits morceaux par uneautre machine.
Je n’en concluerai pas qu’on ne puisse rien inventer demeilleur que cette machine de M. Achard , mais je penseque de celles que j’ai vues , et j’en ai deja vu beaucoup,c’est celle qui l'emporte pour le merite de l’execution. Aureste , la trituration de la bettei'ave peut devenir un objetassez important pour esperer que la Societe d’encourage-ment, qui a contribue si puissamment auxprogresde notreindustrie, et qui saisit toujours avec empressement l’oc-