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sent pour prouver qu’aucune de ces estimations ne se res-semble; dies seraient encore portees bien plus baut si oneüt donnd les facons a la beche , au lieu cle la chan ue , cequi a peut-etre eu lieu dans restimation donnee h la Com-mission de 1 'Institut. Au reste, il parait bien constant quele produit d’un champ quelconque plante en betteraves ,est en raison des avances qu’on y fait, et s’il n’etait ques-iion que d’avoir beaucoup de betteraves , nid doute qu'iln’y eüt de l’avantage a pvodiguer le furnier et la main-d’oeuvre ; mais il n’en est pas ainsi; on doil avoir pour 1mlde se prüeurer les betteraves les plus riches en sucre, etconnne je l’ai deja dit d’apres M. Achard , et comnie j’aieu lieu de m’en convaincre, le produit en Sucre est enraison inverse de la grosseur des betteraves, et de la tropgrande fertilile du sol. Il paraitrait aussi que les frequenslabours et l’influence des meteores sur la terre tres-divisee,augmentent au contraire cette quantite de Sucre, sausnuire a celle des betteraves; etc’est ce qui rend les laboursd’hiver indispensables et aussi avantageux.
Un des plus grands obstacles qui s’opposent a la pro-pagation de la culture de la betterave , se trouve dans l’im-perfection de la generalite des instrumens araloires, etdans l’ignorance oü sont la plupart des pelits cultivateursqu’il y a des charrues avec lesquelles on peut defoncer unterrain ä 12 et i 5 pouces, et meine jusqu’a 22 et 24 poucesde profondeur. Teiles sont les charrues de MM. de Fel-lenberg, Arbuthnot, et autres. Il est vrai que la force deJrait necessaire pour ces defoncemens est peu k la portcedes petits cultivateurs5 mais, d’un autre cote, un labourfait a la cbarrue, quoiqu'inferieur k celui fait a la beche,revient a un prix tellement diflerent de celui fait avec cedernier instrument, qu’il est bien a desirer que les petitscultivateurs reunissent leurs moyens pour se meltre enetat de donner des labours profonds a ceux de leurs fondsqui sont susceptibles de les recevoir.