OP) S E RVAT IONS.
181
On verrait ainsi cesser cet abus inexcusable de n’em-ployer qu’un seul et meine instnunent, la cbarrue legere ,pour labourer et les sables mobiles, et les terres com-pactes et profondes des vallees ; on rendraitacette dernieresorte de terres sa verilable valeur aneantie par le defautd’instrumens propres a la defoncer; et ainsi cesserait cettedifl'erence ridicule entre la valeur localive de deux por-tions de terrain, dont Tun est en pre, et l’autre en culturearable.
Je terminerai mes remarques sur la parlie agricole del’onvrage de M. Achard par celle-ci, que je crois tres-im-portante.
La grande quantite de fourrages que procure la bette-rave pendant tout l’automne, 1'luver , et meine une parliedu printems , favidile avec laquelle les betes a cornesmangent le marc cxprimd doivent faire sentir l’avantageimmense qu’auraient les manufacturiers cultivateurs ä nese servir , comine M. le baron de Koppy , que de betes äcornes pour leurs attelages. L’entretien peu coüteux duboeuf sous le rapport de la nourriture, sa Constitutionvigoureuse qui le rend sujet ä moins de maladies , la sim-plicite de son barnachement, l’avantage qui resulte de savenle , lorsqu’ä l’age de dix ans on veut l’engraisser pourlaboucherie, compensent avantageusement le moins detravail qu’onen relire , comparativement a celui du cheval,auquel au reste il ne le cede ni en force, ni en perseve-rance et docilite, inais seulement en vivacit^ (i).
(i) J'ai cssay6 de faire manger du marc de belteraves aux clievauxque nous employons dans notre exploitalion ; sur laut , deux seulementont mange de la betterave räpee et exprim^e sans m^lange , mais peuavidement. Tous en ont mange apres que ce marc a ete mele avec l‘a-voine , mais sans beaucoup d’empressement ; quelques-uns lueme ontfini par refuser de manger ce m^lange dans lequel l’avoine dlait pourmoitie. J‘ai essaye de faire cuire le marc, mais je n’ai pas remavqu6 queles clievaux le mangeassent plus avidement, et j’ai fini par iven plusfaire donner a ccux qui refusaient totalement de le manger. 11 eslbonde remarquer que ces derniers etaieut les chevaux les plus vieux denos attelages.