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Traité Complet Sur Le Sucre Européen De Betteraves; Culture De Cette Plante Considérée Sous Le Rapport Agronomique Et Manufacturier
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OP) S E RVAT IONS.

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On verrait ainsi cesser cet abus inexcusable de nem-ployer quun seul et meine instnunent, la cbarrue legere ,pour labourer et les sables mobiles, et les terres com-pactes et profondes des vallees ; on rendraitacette dernieresorte de terres sa verilable valeur aneantie par le defautdinstrumens propres a la defoncer; et ainsi cesserait cettedifl'erence ridicule entre la valeur localive de deux por-tions de terrain, dont Tun est en pre, et lautre en culturearable.

Je terminerai mes remarques sur la parlie agricole delonvrage de M. Achard par celle-ci, que je crois tres-im-portante.

La grande quantite de fourrages que procure la bette-rave pendant tout lautomne, 1'luver , et meine une parliedu printems , favidile avec laquelle les betes a cornesmangent le marc cxprimd doivent faire sentir lavantageimmense quauraient les manufacturiers cultivateurs ä nese servir , comine M. le baron de Koppy , que de betes äcornes pour leurs attelages. Lentretien peu coüteux duboeuf sous le rapport de la nourriture, sa Constitutionvigoureuse qui le rend sujet ä moins de maladies , la sim-plicite de son barnachement, lavantage qui resulte de savenle , lorsquä lage de dix ans on veut lengraisser pourlaboucherie, compensent avantageusement le moins detravail quonen relire , comparativement a celui du cheval,auquel au reste il ne le cede ni en force, ni en perseve-rance et docilite, inais seulement en vivacit^ (i).

(i) J'ai cssay6 de faire manger du marc de belteraves aux clievauxque nous employons dans notre exploitalion ; sur laut , deux seulementont mange de la betterave räpee et exprim^e sans m^lange , mais peuavidement. Tous en ont mange apres que ce marc a ete mele avec la-voine , mais sans beaucoup dempressement ; quelques-uns lueme ontfini par refuser de manger ce m^lange dans lequel lavoine dlait pourmoitie. Jai essaye de faire cuire le marc, mais je nai pas remavqu6 queles clievaux le mangeassent plus avidement, et jai fini par iven plusfaire donner a ccux qui refusaient totalement de le manger. 11 eslbonde remarquer que ces derniers etaieut les chevaux les plus vieux denos attelages.