O B S E R V AI' IONS.
M. Acliard; mais avant d’y mettre la graine, il lui faifsubir une preparation tres-utile ; il la iait tremper pendantcinq a six jours dans de l’eau un pcu tiede avec de la sciurede corne (1). An bout de ce tems il jede l’eau et il ex-pose la graine dans un endroit plutot cliaud que froid , jus-qn a ce que les gerraes commencent ä parailre , et c’estalors qu’il seine en rigole coinme l'indique M. Achard.
Quant au cliamp qui doit recevoir les plants, on le linneenautorane, etonentene de suite ce furnier par un prolondlabour: on donne au commencemenl du printems plusieurshersages , et trois semaines apresun labour profond et serreavec l’araire , 011 un labour croise avec les charrucs ordi-naires ; liuit jours aprbs on herse de nouveau , et ä l’epo-que de la plantation on donne un autre labour croise qu’onliei'se encore avec soin.
Alors avec un instrument que M. le baron de K oppynomine le marqueur, et qui ressemble k un grand rateaua cinq dents a une distance de 20 pouces les unes des au-tres , et d’une longneur de 6 k 7 pouces , on sillonne lechamp en long et en large ; de cette maniere tont le cliampse trouve divise en carres de 20 pouces de long sur aulantde large. Afin de pröserver les jeunes plants de la seche-resse , M. le baron de Koppy les fait tremper dans unebouillie faite avec de la bouse de vache et de l’eau defurnier ; il en forme des lits qu’il recouvre ensuite de cen-dres; on transporte dans les champs les plants prepares decette manibre ; ils sonl dans cet etat capables de resistera une secheresse meine trbs-longue , et ils prennent en peilde tems beaucoup d’accroissement.
O11 ne doit enlever de la pepiniere que les plants dontles racines auront au moins la grossem' d’un tuyau de
( 1 ) Il parait que 1’infusion dans du lait est eucore preferable , et quece liquide liäte singuliferement la geviuinatien des graiaes eu rabon dosa riehesse en matikres animales.