OBSERVATIONS.
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M. Achard , dans son ouvrage , conseille au manufac-turier de n’employer que la belterave qu’il aurait lui-memscultivee afin d etre certain de la qualite ; mais il est facilede concevoir que cela est generalement impossible , et quele manufacturier qui serait sur les lieux , qui fournirait! la graine au cultivateur a cliarge de remboursement , etqui exigerait que les betteraves ne fussent cultivees quependant l’annee de jacheres , pourrait surveiller celte cul-: iure, et etre assure de la qualite des betteraves qu’on lui
j fournirait. 11 parait que c’est le parti qu’a pris M. le baronj de Koppy , qui sur une exploitation de 14.000 quintaux dej betteraves, en achete aux cultivateurs 8000 : cet estimablemanufacturier , dans un ouvrage qu’il vient de publier etdont nous donnerons incessamment la traduclion au pu-blic , fait voir les grandes diflicultes qui s’opposent a cequ’un proprietaire cultive lui-meme sullisaininent de ter-rain pour produire :4ooo quintaux de Silesie de betteravesou plus de 720,000 kilogr. Avec le residu de cette quan-j tite de racines , M. le baron de Koppy pense qu’on peutnourrir facilement 12 boeufs qui font tout le travail de lamanufacture , 5o vaches , 5oo moutons , et engraisser endeux fois 5o boeufs pour la boucherie , et il declare quece qu'il aflinne est fonde sur des experiences certaines.Qu’on juge par cette assertion de l’influence de la culturede la betterave sur la prospdrite de fagriculture! Je termi-nerai cette partie en indiquant le mode de culture queM. le baron de Koppy , et apres lui M. de Sccy, proprie-taire de Franche-Comte , ont cru devoir adopter definiti-vement dans leurs vastes plantations : c’est celui par pepi-niere , indique par M. Achard , avec quelques modifica-tions importantes. Voyez Cidture par pcpiniere, pag. 14.Il prefere les pepinieres dans les champs plntöt que dansun jardin , ayant remarque que les plants des champs reus-sissaient mieux. Cette pdpiniere recoit a-peu-prfes lesmeines facons que celles indiquees dans l’ouvrage de