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tite de betteraves qu’ils auraient livree ; le manufacturierpourrait meine , sans beaucoup de frais , faire cuire cemarc ; ce qui, d’apres des observations bien constatees , enaugmenterait beaucoup la qualite nutritive ; et par cetarrangement les deux parties y trouveraient mutuellemeutun grand avantage , avantage lei qu’il assurerail a jamais ,en France , la fabrication du sucre, independamment detoutes les chances de la paix. Chaque village pourrait ainsiavoir une espece de manufacture ou l’on se contenteraiL defaire raper et exprimer les betteraves : on pourrait meineä peu de frais , et sans grands inconveniens , etablir desfourneaux dans ceux oii le combustible n’est point eher ,pour faire evaporer le suc de betteraves , et le transporterensuite ä la rafiinerie sous la forme de sirop.
Un ou deux arpens de betteraves bien cultives rapporte-raient ainsi au pauvre paysan beaucoup plus que 7 a 8 ,qu’il s’obstine ä soumetlre ä la rotation triennale , qu’il nepeut fumer faule de bestiaux , et pour la culture desquelsune nombreuse famille est souvent tout-a-fait inutile. Encultivant 2 arpens de betteraves ou 84 ares 4 2 centiares ,il pourra recolter , terme moyen , environ 20 milliers dekil. de racines dont il retirerait au moins 6,600 k. de marcs,qui pendant plus de six mois de l’annee lui donneraientde quoi nourrir au moins deux vaches ou d’aulres bestiauxcn proportion, et lui procureraientle moyen d’flvoir d’abon-dants engrais, premiere base de fagriculteur,.et, enoulre,il retirerait toutes les feuilles clepuis la fin d’aont jusqu’aucommenceinent d'oetobre , ce qui augmente d’un mois etdemi la nourriture de ses bestiaux ; et en admettant ipie lemanufacturier ne lui donnat ( ce qui serait trfes - facile),que 1 fr. 5 o centim. par chaque 100 kilog. de racines ,<lont il ne retirerait que le suc , il aurait un produit netde 3 oo lr. , produit beaucoup plus considerable qu’au-cun de ceux qu’il retire ordinairement de sa terre , et ceserait le produit de l’annee de jachere!