OBSERVATIONS. i 7 t
prairies artificielles, avec lesquelles on peut trfes-avantageu-sement l’intercaller.
Quandon reflechita l’avantage immense qui doitresulterpour la France dela culture de la betterave, comme devantservir a l’extraction du sucre etä la suppression des jacheres,etcommedevant fourniraux cultivateurs un fourrage extre-mement abondant pendant l’liiver, on ne peul quevivementsouhaiter que celte cullurc prenne promptement loute l’ex-tension dont eile est susceptible, et sur-lout que les paysqu’on nomme de petile cullure adoptent avec empressementuneracine queleurs habitans peuventbeaucoup mieux culti-verquele träs-fort proprietaire, qui trouveratoujoursun em-barras assez grandpour se procurer les ouvriers necessairespour donner a celle racine les nombreuses i'acons qu’elleexige , et sur-tout pour la rentree et l’enimagasinage de sarecolte dans une saison generalemcnt pluvieuse, et k uneepoque qui coincide trop avec les labours qu’il faut donneraux lerres , principalement a celles qui ont produit la beite-rave dont la recolte ne peut s’enlever malheureusementque fort tard.
Le petit cultivateur , en ne plantant qu’un cu meine undemi-heciare en betteraves , n’aurait aucun de ces incon-venicns ; il tronverait dans le sarclage et les fa9ons k don-ner ;i cette racineune occupation lucrative pour lui etsa famille , ft une epoque oii ordinairement il n’y a pas detravaux dans les campagnes. La rentree et la Conservationde sa rdcolto ne lui causeraient point autant d’embarrasqu’au grand proprietaire qui se trouverait dans le cas dencultiver par exemple 2 5 hectares. En vendanl sa recolte aumanufacturier , il s’engagerait a n’enlever les feuilles qu’ädater du commencement de septembre , et il reprendrait lemarc a für et mesure de la fabrication 5 le manufacturier,npres avoir exprimd le suc des betteraves , pourrait jour-nellement remeltre aux cultivateurs une quantitd de cemarc qu’ils se partageraient entr’cux en raison de la quan-