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lieu de Go environ pour celles plus riches eil sucre, enadmettant que chaque quintal melrique de l’une et l’arutreespece de betteraves me donnerait ’jo pour 100 de suc. Ceseul exemple suifira pour prouver l’inconvenient qu’il yaura ä acheter des betteraves dont on ne connaitra pasl’origine, et semble Commander au manufacturier de cul-tiver lui-meme celles qu’il se propose d’employer, ou aumoins de surveiller tres-exactement la culture de cellesqu’il pourrait elre dans le cas d’acheter.
On ne doit pas se dissimilier qu’en etablissant la culturede la bet terave sur desterres soumises a larotationtriennalede ble, avoine et jacheres, eene soit partir d’un principereconnu generalement mauvais en agriculture, celui de laproduction successive de deux especes de c^reales. II estdonc presumable qu’on pourra indiquer une successionde culture plus conforme aux veritables principes agri-coles, et en meine lems au but qu’on se propose, celuid’obtenir des betteraves sur lesquelles la fumure du terrainne puisse avoir que peu d’influence. Dans les pays oü laculture de la betterave est depuis long-tems en usage, laproduction de cette racine etait tres-abondante, mais lesprincipes Sucres tres-pauvres , par la raison qu’on fumaitfortement la premiere annee de la rotation qui devait pro-duire la betterave. II laut maintenant suivre une marebecontraire et adopter un mode de culture parlequcl la bette-rave ne viendrait que comme derniere recolte. Pour lesbons pays ä terre un peu forte, on pourrait avantageuse-menl suivre l’assolement suivant : i°fevesbien fomeesj.froment; 3 ° betteraves.
Je n’entrerai point ici dans le detail de toutes les varia-tions de culture auxquelles on peut soumettre les champsdeslines ä la betterave ; on les trouvera beaucoup mieuxindiquees que je ne pourrais le faire, dans l’excellent traitedes assolemens et successions de culture de M. Yvart. Laculture de cette racine d’ailleurs n’exclura point celle des