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OBSERVATIONS. 169
II faut conclure au contraire, avec M. Achard, que lestenes de la meilleure qualite, qui sont profondes et pointtrop compactes, ni trop humides , conviendront mieux ala culture de la betterave, et que les autres espfeces detenes , quoique netant pas d’aussi bonne qualite, ne de-vront point etre exclues de cette culture, parce que, si on yrdcolte moins de betteraves, ilyabeaucoup de probabilitesqu’elles y seront plus riches en sucre. Je crois pouvoirconfirmer ce principe par un exemple tr^s-frappant queme prdsente notre culture de cette annde. Une meme es-pece de graine de betteraves, la jaune, a etd semee dansdeux terrains dilferens. L’un etait soumis ä l’assolementtriennal, et etait dans son annee de jachere, et de jachered’nne mauvaise qualite, en raison de la trfes-petite quantitede ruinier que le peu de bestiaux du fermier lui permet-' tait d'y meltre ; ce terrain recut deux labours profonds| a la charrue. L’autre terrain etait un peu trop dleve pouri former un bon pre , et cependant etait en gazon depuis un;j tems immemorial; ce dernier terrain fut det'once ä la beche? ä la iin d’octobre, et recut au commencement d’avril unj antre labour avec le meme instrument, mais sans aucun! engrais. Lcs autres t'acons que ces deux especes de terresrecurent furent a trfes-peu de choses pres les memes. Parapercu, je crois pouvoir' estimer le produit du premier aenviron 100 a 120 kil. par are, et porter celui du sccondau moins a qoo kil. aussi par are, ce qui est un produitenorme; mais quelle difference pour la qualite de la bette-I rave! Je ne suis pas tres-eloigne de croire que le pro-1 duit en sucre sera a-peu-pres le meme pour ehaque are ,de sorte r/u’d n envisager la culture de la beüerave que sausle seul rapport de son produit en sucre, j’aurais eu plusd’avantages ä. cultiver un mauvais terrain, qu’a en culti-ver un d’unoexcellente qualitd, puisquej’aurais, en sus detonte la main-d’ceuvre deja tres-considerable, les frais d’eva-poration de pres de 5 .jo kil. cl’eau par are de terrain, au