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alors de ne point former d’etablisscment de cetteuature la oii le combustible cst eher.
II est facile de repondre a la seconde objcction ,qu’il cst rare et prescpi’impossible de trouver un Etatdans lcquel il n’y ait des terres en friclie et desbras ä eraployer , d’oit l’on peut conclure que cettefabrication convicnt a tous les Etats.
En admettant que le reproclic d’empecher le dc-bouche des produits indigenes qui servaient d’objetd’ecbange pour se procurer le Sucre , fut fonde, lesavantages que presente la fabrication du Sucre debetteraves sont tellement majeurs qu’ils compensentlargement cet inconvenient.
Onnesaurait nierque l’on ne puisse encore supplcerau Sucre des colonies par la fabrication du Sucre del'erable; mais cette fabrication eprouverait de grandesdlfficultes. La culture de l’erable, avant qu’il puissedonner uue seve sucrce , exige de a5 a 5o ans , etn’en fournit que pendant dix a douze ans. 11 faudraitdonc former une speculation dont on ne commence-rait ä tirerle produitqu’aubout de a5 ä 5o ans, ce quisuppose beaucoup plus de patience que la generalitedes speculateurs n’en ont: d’ailleurs, en admettant queles gouvernemens de l’Europe favorisassent la cul-ture de cet arbre , il est presumable qu’il se passeraitplusieurs siecles avant qu’il devint aussi comniun queceux de nos forets , ce qui serait pourlaut neccssaircsi cet arbre etait destine ä alimenter de ses produitsles fabriques de Sucre de l’Europe.
On peut, au contraire , se procurer en cinq moisde tems la matiere premiere necessaire ä la fabrica-tion du Sucre de betteraYes. On leve tlonc par la uu