DE BETTERAVES.
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destine auxbruleries. On a calcule que pour la seuleprovince de Silesie la fabrication de l’eau-de-vie avecle residu ou marc des betteraves, cconomiserait lanourriture d’environ 16,000 hoxnmes. Cette econo-mie sera encore bien plus considerable, si 011 ajonteä la quantite de Sucre qu’on tire des colonies celledes sirops ou melasses qu’on en exporte pour la con-sommaiiou de l’Europe. II faudrait, pour remplacerces sii’ops, manipuler une plus grande quantite debetteraves dont le residu servirait encoi’e ä la fabri-cation de l’eau-de-vic.
Les avantages de la fabrication du suci'e de bet-teraves sont d’autant plus grands qu’ils s’etendent surun grandnombre d’individus, et principalement surceux des classes infericures , car eile occupe beau-coup de bras pendant une partie de l’annee.
E11 cherchant quels sont les inconveniens quecette fabrication pourrait entrainer, on indiqueraitpeut-etre les suivans :
i°. Elle exige la consommation d’une trop grandequantite de combustible.
2 0 . Elle demande trop de travaux ruraux, etenleve trop de bras aux autres occupations.
5 °. Les produits indigenes qui servaient d’echangedans le commerce pour nous procurer le sucre descolonies, trouverontpeut-etre un deboucheplus dif-ficile.
La fabrication du suci’e de betteraves entraine , ilest vrai, la consommation d’une grande quantite decombustible; mais la tourbe, la liouille pouvantetre employees ä cette fabrication , l’objection n’aplus de fondement , d’autant plus qu’on est libre