l3ü SICHE JiUIK) P EE N
On tritura un quintal de beltcraves; on le fit cuiredans 1S0 qucirt d’eau j on eil exprima Je jas avecbeaucoup de soin , et on le lit fennenter avec 5 et ~de qucirt debonne levure de biere. Le marcpesait 22livres La decoction ou malt fut distillee dix ou
4
donze jours apres, et donna 29 qucirt de premier pro-duit a 6 degres de Riehlcr. Ce premier produit futrectille et donna 5 qucirt d’eau-de-vie a divers degresc[ui, melanges, marquaient a rareometrc 20 O11
obtinten outre 5 qucirt de petiles eaux de 5 £ qn’onporta a 6 avec derean-de-vie degrain ponr en faire duvinaigre. Le residu de la distillalion, qui avait ete1111s dans le meine local que Ions ccux donL il a eteparle, sc gäta coinine eux. 11 est. probable que ceteilet fut du a rinegalite de la cbaleur a laquelle cesdivers produits avaient ete exjioses.
Le resultat. de cet cssai fut que 181 livres de marcexprimede quatrequinlauxdebeUeraves,fourmssaieiitLine eau-de-vie qui surpassait proportionnellcmcnt enquantite et cu qualite celle obtenue d’un quintal debelteravcs non expriine. O11 crut pouvoir en assignerles causcs suivantes :
1. Les betteraves perdent par l’expression beau-coup d’cau inutile a la formation de feau-dc-vie.
2. Quoiqu’elles perdent par 1’expression beaucoupde la matiere sucree , il leur en reste toujours; ce quiest prouve par le gout Sucre cpie le marc conserve.
3 . La partie amylacee, par la fermentation spiri-tueuse, produit de l’alcohol 5 ce qui est prouve parcelui que fournit la pomme-de-terre, et cette matiereamylacee se trouve beaucoup plus concentree parla suppression du suc.