DE BETT BRAVES.
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traire, la masse reste molle et se colle contre lesdoigts, eile n’est pas assez evaporee. Si le sirop etaittrop evapore, la masse solide qu’il presenterait apresle rcfroidissement serait ä grains fins , et se delayeraiteutre les dents comme une päte, saus que l’on sentitdes cristanx.
11 serait a desirer qu’on put indiquer des moyensplus surs et plus precis pour connaitrele degre justede concentration - P mais ce n’est guere possible , et ilyaut mieux s’en rapporter a la pratique et aux obser-vations fournies par l’experience.
Lorsque la masse est suflisammeiit evaporee , oncesse le feu en devissant les tuyaux a vapeurs, et oftcontinue de remuer pendant cinq minutes avec unespatule de bois ; on l'ait couler le sirop obtenu dansdes formes de terre cuite, dites bätardes 3 dont ona bouclie la pointe et qu’on a eu soin de mouilleravant, et de n’essuyer que legerement; on les rem-plit jusqu’ä un pouce du bord superieur : on doit seliäter en faisant ce transvasement, de crainte que lesirop ne se refroidisse trop avant d’etre verse dansles bätardes. Ce qui reste dans les chaudieres setrouve delaye lorsqu’on verse une nouvelle quantitede sirop, et n’est point perdu. II faut avoir soin derecevoir dans des formes de plus petites diinensionsce qui ne pourrait remplir les grandes, parce que ,lorsque ces dernieres ne sont pas suffisamment renv-plies , la melasse n’en decoule pas aussi facilement.
Aussitot que les formes sont remplies , on lestransporte dans un endroit chaud , de 25 ä 3o dögresde Reaumur; on les ränge en les posant sur la pointedes cones qui est bouebee, et ©n les y laisse vingt-