INTRODUCTION. xxiij
mation de l’Europe. Quant au cafe , nous noussommes bornes adecrire celle dcsmanieres de le pre«parer que M. Acliard regardc comme la meilleure ,persuades que ce cafe n’aura gueres plus de debitque celui de chicoree. M. Achard convient lui-memeque cette preparation n’a aucune des proprietes aro-matiques et stimulantes du verkable cafe.
Si l’experience peut prouver que le manufacturierretirera de ces divers produits toute la valeur queleur assigne M. Achard, on ne peut qu’avoir beau-coup de reconnaissance pour ce savant qui s’cstapplique a faire ressortir de la culture d’une seuleracine un aussi grand nombre de denrees d’une con-sonnnation immense cn'Europe ; car, cn recapitulantles diverses matieres que AI. Achard retire de labetterave, outre un fourrage extremement abondant,on trouve le tabac, le sucre, la melasse, le cafe,l’eau-de-vie, le rhum, le rack , un viuaigre de deuxqualites differentes, et enfm la biere j cn Sorte qu’onpourrait prononcer que la betterave est un des plusgrands dons qu’it ait plu a la bienfaisance celested’accorder ä l’homme sur la terre j car le fameuxcocotier des Indiens cst loin de reunirautant d’avan-tages que la betterave (i5).
(i5) II est bon de remarquer ici qn’aucun ecrivain n'a trait<5 !jusqu'4present cette matiere comme eile 4tait susceptible de l'elre ; on n‘a faitqu’indiquer une partie de ces prodnits , tandis que M. Acliard estime ,et avec raison , que le dernier residu et les feuilles eousommees parles bestiaux paient les frais de culture , et que les autres produits fontplus que payer eeux de fabrication; d’oü il s'ensuit que tout le Sucreobtenu est en pur benefice. M. Acliard n’etait donc point trop dans solltort lorsqu’il annonca que le Sucre de betteraves pouvait etre donuä ä5o Centimes le kilogramme. Puisse l’cxpcrience realiser ses asscrtions?