INTRODUCTION. xxj
l’experience ait parle. Cependant il est necessaire demettre tant de circonspection dans la publicationde procedes nouveaux qu’une longue experience n’apoint encore sanctionnes que, sauf amendement,les manufacturiers qui n’ont point de connaissancespositives en chimie agiraient peut-etre plns prudem-ment en adoptant d’abord des procedes qui ont enleur faveur une longue experience , plutot que derisquer des routes nouvelles auxquelles on pourratoujours rcvenir lorsqu’on en aura fait l’essai en petit.Jusqu’a ce moment, en suivant des procedes beaucoupplus simples que ceux deM. Achard, on n’a obtenu enFrance que des resultats tellement eloignes de ceuxannonces par ce savant, qu’on peut se croire enquelque sorte autorise ä appelerdes jugemens qu’ona prononces contre sa methode. II peut objecter quetant qu’on ne lui presentera pas des produits plusconsiderables et plus beaux quelessiens , il a droitde croire sa methode preferable. Laquantite de Sucreobtenue d’un poids donne de betteraves ayant souvent variee d’un ä 6 , et meine de o ä 6 pour ioo ?il est a regretter que lors de l’annonce des procedesde M. Achard, la commission de l’lnstitut n’ait puparvenir a faire ce qu’ont fait depuis plusieurs sim-ples particuliers qui ont tire directement de la Silesieplusieurs quintaux de betteraves de la meine qua-lite que celles qui avaient servi aux experiences deM. Achard. Ge moyen peu couteux, en prenant lesprecautions convenables , aurait epargne bien desannees d’experiences, et la question sc fnt. borneealors a savoir si la betterave blanche employee enSilesie et cultivee en France etnit susccptible de