UVTRODUCTION. xj
fabricatlon du Sucre de betteraves. Cet ouvrage eiaittres-avance lorsque j’appris cpie M. Achard avait pu-blie en Prusse un ouvrage tres-volumineux et, tres-delaille sur cette partie. Je devais croire que per-sonne ne pouvait traiter cette matiere d’une maniereplus satisfaisante que M. Achard qui, depuis plusde i5 ans, s’en occupait pour ainsi dire exclusive-ment, et avait mis la plus grande perscverance dansson travail en cherchant a envisager sous toutes leursfaces les avantagcs qu’on pourrait retirer de la bette-rave en la cultivant specialcment pour en extraire leSucre. Je renoncai donc au merite d’ctre auteur,souhaitant avee impatience qu’on put promptementnous l'aire jouir de la traduction de l’ouvrage deM. Achard.
Le beau produit que j’avais obtenu des betteravesblanchcs que j’avais fait cultiver ä vingt lieues deParis sur une propriete appartenant a ma famille ,nous determina mon frere et moi a etablir unefabrique en grand de sucre de betteraves. Les soinsqu’exige notre pharmacie ä Paris ne nous perme.t-tant pas de donner a cette fabrication tous ceux dontelle pourrait avoir besoin , nous y associämes M. D.Angar , notre ami , dont les connaissances dans lalangue allemande nous deterrainerent a faire venirde Lcipsick l’ouvrage de M. Achard. Nousattendimeslonguemcnt apres cet ouvrage , dont aussitot M. D.Angar voulut bien faire la traduction litterale. Cettetraduction me convainquit conipletement de l’inu-tilite du travail que j’avais d’abord entrepris j je visque dans ce qui en etait fait j’avais ä-peu-pres suivile meine plan que cclui adopte par M. Achard , et