INTRODUCTION. ix
dont une partie fut amenee ä l’etat de Sucre sec Mar-tinique par mon procede de terrage avec l’alcohol.Des cchantillons de ce Sucre ainsi puriüe furent en-voyes en juillet 1810 ä Son Excellence le Ministrede l’interieur, et la totalite fut presentee , ä la meineepoque, ä la comraission nommee par le Ministrede rinterieur pour l’examcn des Sucres indigenes (9).
De 1810 a 1811 des essais beaucoup plus con-siderables furent faits par M. Barruel , preparateurdu laboratoire de M. Deyeux, et M. Max. Isnard,qu’il associa ä son travail; et. quoique ces mcssicursaient opere sur 5 ooo kilogr. de betteraves , toujoursdes environs de Paris , et qu’ils aient eil rccoursau meine procede que celui suivi par M. Deyeux, al’cxception du carbonatedechauxquiis ontemploye,la quantite de Sucre brut obtenue ne depassa pasun et demi pour cent, quantite qui ne corrcspondpas meine entierement a celle obtenue en l’an VIIIpar la Commission de l’lnstitut.
Les essais publies en 1811 par M. Drappicz deLille, furent beaucoup plus heureux j il annonca (1 o)
(9) Cette commission £tait coraposde de MM. les comtes Cliaptal ,Bertholet, de MM. Pnrmentier , Vauquelin et Proust.
Je dois observer que dans le procede d*Hermstaedt,.consign^ dans lesstnnales de chimie, il s'est gliss£ une erreur trfes-grave sur la quan-tite de chaux ä ajouter dans le suc de betteraves. Il y est dit defaire cette addition dans la proportion de 200 grains de chaux vive parehaque mesure de suc , la mesure de Berlin correspondant h environtrois livres d‘eau. EfTraye de cette quaulit£ de chaux* je n’en ajoutai. pasmeme la moiti6 , et cependant je suis persuad£ que j'ai beaucoup altertle sucre et que je n’en ai pas obtenu la quantite et la qualit£ que je dövai#en retirer sans cette erreur. Il est tres-probable qu’on a mis 200 grainsau lieu de 20.
(10) oyez le Bulletin de la Societe d'cncouragement, N os 8l et Sz 9mars et avril 1811 , et le Moniteur du ix avril.