IV
IJNTRO DU CT 10 N.
publicite de cctte leilre , dont un extrait fut inseredans tous les journaux. Tontes les classcs de la so-ciele s’en occupaient, les uns pour ridiculiser ceitedecouvertc qu’on ne craignit point de traitcr decharlatanismo; les autres , au contrairc, plcins d’en-thousiasme , croyaicnt voir hientot le commerce af-franchi du monopole anglais. Le haut, prix aiupiel laguerre avec l’Angleterre avail eleve le Sucre enFrance , joint a la perle de la presque-totalite deses colonics, rendaii pour ceite partie de l’Europela decouvertc de M. Achard cncore plus precieusc.
On attendait donc avec impatience que quelqu’au-torile reconunandable prononcät sur le nierilc reelde ceite decouvertc. La chose parut assez impor-tante pour que l’lnstitut national crut devoir chargerune Commission extraordmairc clioisie parmi lesmembres les plus marquans des sections de cliimie,d’acriculture et d’economie rurale , de lui en faire unrapport sur le procede de M. Achard. Ce rapportfut fait en messidor an VI 11 ( 1800) pai' 1’orgauc deM. Dcyeux, rapportcur. 11 en resultait qu’en sup-posant le produit rnoyen de l’ancien arpent de Paris,54 ares 19 centiares a 25 ,000 kilogrammes de bette-raves, les frais de culiure de a 5 o fr. , et ccux defabrication de i 5 o fr. deduits, on pourrait esperer224 kilogrammes de cassonade blanche, cc qui enetablissait le prix a 1 fr. 80 Cent, le kilogramme ou18 sols l’ancienne livre.
Lorsqu’on considere rimportance dont devait etrepourtoutc l’Europe, et principalemcntpourla France,le resnltat du rapport de la Commission de rinslitul,il y a lieu de s’etomier que Findustrie nationale n’ait