OBSERVATIONS.
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Deuxieme section. — De la Inluration des Betteraves.
Cette Operation qui parait an premier coup-d'oeil sisimple , est pourtant celle de tonte la fabricalion qui apresente le plus de ditliculte ä snnnonter. Cette difficulteprovient de la contextnre interieure de la chair ou pulpedes betteraves. Cette chair est formee d’nn resean tres-serre,compose lui-meme d’une foide de cellules extremementpetites, qui contiennent le suc de betteraves ; cliacune deces cellules doit etre dechiree pour permettre la sortiedu suc. Le dechirement est absolument necessaire, etl’experience a prouve que c’etait inutilement qu’onavait cru pouvoir y suppleer par une pression raerae tres-forte. IjCs rapes pas trop fortes sont jusqu'ä present lesinslrumens qui operent le mieux ce dechirement; mais ilelait important d’obtenir leur action en grand. cc qui nepouvait avoir lieu que par une machine, et malheureuse-mcnt celles qu’on a construites jusqu’ici ont toujours pre-sente quelques inconveniens dans leur manoeuvre. Le plusgrand est que la pulpe ou espece de bouillie formees’insere dans les inegalites des rapes, obstrue les ouver-lures, et forme h leur surface une couche qui empeche larapc de mordre et la pulpe de sortir, ce qui oblige a lesnetoyer tres-frequemment, et ralentit singulierement leurmarche. La forme et la grosseur des betteraves presenteencore un autre inconvenient; si on en met neu dans latremie donton a surmonte les cylindres ai'apes, larotationde ce cylindre les fait mouvoir en tout sens, et empechel’action egale de la rape; si on en met beaucoup , le poidsoppose une grande resislance , et exige l’emploi d’unegrande force pour la vaincre. Jusqu’ä present rien n’a pudans l’emploi de ces sortes d’instrumens suppleer avanta-geusement la pression de la main , qui facilite beaucoup lasortie de la pulpe qui s’altaehe ä la surface de ces rapes.