ij INTRODUCTION.
contenus dans nos racines indigenes ; cc scrait irn<*erreur. Margraff a decrit trcs-cxactcment lc proccdequ’il a suivi (2), et est entre dans tous les dctailsdes manipulations qui l’ont araene a exiraire tres-facilemcnt unc assez grande quantite de Sucre desracines somnises a ses, experiences.
Ces racines etaient la bette blanche 011 poiree,cicla officinarum ( 3 ) _, le chervi, et la betteraverouge , beta vulgaris . Margraff dir. positivement quec’est la bette blanche qui lui a donne le Sucre leplus pur et le plus abondant. 11 promet dans lasuite de sa Dissertation de continuer ses rcchercheset de donner plus de developpemcnt aux experiencesqu’il se propose de laire plus en grand. Ce travaila-t-il ete continue ? c’est cc dont il ne rcste aucunepreuve. II est vraisemblable que le vil prix auquelse vendit le sucre des colonies depuis 1747 jusqu’äla guerre d’Amerique , empeclia MargralF de donnerplus de suite au travail qu’il avait projet^. Ainsi ,ses premiers essais furent comme perdus, et de loulesses rccherches et experiences il resta de bien con-nu pour les personnes qui se livraient a l’etudc dela cliimie , seulement qn’au moyen de l’alcoliol on
(2) Ce 11’est pas Sans etonnement qu'on trouve que pe proccde deMargrafT est absolument le meine que celui que la Commission de l’Insti-tut en l’an VIII proposa de substituer au procede de M. Acliard , qui,ä cette 4 poque , n’etait pas celui qu’il a adoptii depuis.
( 3 ) Il serait possible qu'ici il y eut erreur de la part du traducleur del’ouvrage de Margraff, et que par le mot bette blanche Margraff enten-ditla betterave blanche. Ce qui semble confirmer.ee soup^on , c’est quocette erreur s’est continu^e depuis en Allemagne , et que les diversauteurs qui ont ecrit surla betterave blanche l'out constammeut nornnisbe/a ciola , tandis qu'elle appartieut rdellemeut h l'espi;ce beta vulgärs :,