SUCRE EÜROPEEN
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Dans les terres ou la culture de la betterave est reuniea la fabricalion du sucre , le residu fournlt une nour-riture si abondante pour les bestiaux, qu’avec lesfeuilles et les collets, il surpasse certainement ce qu’onaurait gagneparla culture d’autres especes de iour-rages.
M. Acliard s’elend tres-longucment sur les avan-tages qu’on peut retirerdes feuilles en lesvendant auxnianufacturiers de tabacs. Nous avons cru devoirpasser sous silence cet arlicle , parce que ces avan-tages seront probablement toujours nuls pour laFrance, ou la regie des tabacs appartenant exclusi-vcment au Gouvernement, il n’est pas presuinable .qu’on admelte jamais ces feuilles a cet emploi, non ;que l’espece de tabac qui en resulte ait aucune qua-lite nuisible , mais parce qu’il ne parak avoir aucune ;des proprietes stimulantes du vrai tabac. Cependant !M. Achard considere le produit de ces feuilles veu- ;dues pour tabac , coinme devant bien plus que com- !penseraluiseul tous les frais de culture de la betterave; :car il dit avoir vendu couramment le quintal (1) des jfeuilles sur le pied de 7 rixtlialers ( n8 francs), qu’on !lui en a ofiert 8 rixtlialers ( 52 francs ), et que leprix allait toujours en augmentant en raison desdemandes considerables qui en 011t ete faites en1806 et 1807. Il estime le produit d’un arpent (2)a quatre quintaux en sec , et compte 3 rixtlialers( 12 francs ) pour les frais d’eflfeuillage et de dessic-calion.
(1) Le quintal de Breslau est de i 3 2 . liv. du pajs , correspondant a5 i kiiogrammes 69.
(3) L’avpent de SiUsie equivaut a 36 ares environs.