LA FILLE PERDUE
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ROBERT, agile. — Comment sais-tu cela, matante?
M me SERVlERES. — Mais de la fagon laplus simple. Perdita me l’a dit le jour meme oueile est tombee malade. Elle a su que tu avais euune fille.
ROBERT. — Je t’en prie, ma tante, ne parlonspas de cela. C’est un sujet qui m’a toujours etepenible. II me Test devenu plus encore.
M me SERVlERES. — Je suis bien fächee dereveiller une douleurancienne. Je ne t’en parle queparce que Perdita dans son delire appelait Jac-quine...
ROBERT, plus agile et Vinlerrompani. — IIn’y a lä qu’une coi'ncidence, tante Marie. Que vas-tu chercher?
M me SERVlERES. — Mais rien du tout,Robert; je voulais dire simplement que cela luiavait fait de la peine.
ROBERT. — Ah ! sans doute, mais ne va pasbätir des hypotheses absurdes sur un tout petitfait comme celui-lä.
M me SERVlERES. — Je ne bätis pas ; jesais seulement que tu t’emportes sans que j’enpuisse comprendre la raison. Plus nous parlons etplus je me sens inquiete. On vit dans une etrangeatmosphere pres de toi. Fais attention que Per-dita, qui a besoin de calme encore et de bonheur,ne s’en apergoive!
ROBERT. — Helas, helas ! je lui ai fait tantde mal dejä que je ne puis le racheter.
SERVlERES, se levanl. — Que dis-tu,
Robert?