ACTE II
A Paris, chez Robert üuprey.
JJn cabinet de travail elegamment meuble, beaucoup delivres au mur. Quelques beaux tableaux modernes. Desjauteuils et un divan de cuir ä gauche. Une petite biblio-theque tournante pres du divan. Une gründe table bureaud tiroirs, au milieu, avec une lampe electrique. Une portedans le fond ; ä droite, en pan coupe, une grande fenetre,Une porte ä droite.
(Sur le divan esl etendu Robert. Perdila esl assise isur le divan ä cöte de lui. II esl deux heures el jdemie de V apres-midi.)
PERDITA. — Quelle date avons-nous, Ro-bert?
ROBERT. — Je ne sais pas, le 10 ou le 11, jecrois.
PERDITA, prenant un Journal plie sur kbibliotheque tournante. — Nous sommes le 15, le15 novembre. Qa ne te dit rien, cette date du 15?
ROBERT, cherchanl. — Le 15?... Non.
PERDITA. — Eh bien, il y a trois mois, jourpour jour, que nous avons quitte Saint-Moritz. !
ROBERT. — Trois mois, vraiment. Quand j’ysonge, il me paralt alternativement ou que c’etaithier, ou que ga se perd dans la nuit des temps, carai-je vecu avant de te connaltre?