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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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th£atre

dont la conduite laisse le plus ä desirer. Peut-etre, au contraire, les saintes nitouches sont-elles plus dangereuses.

M me DUPREY. — Marie, tu essaies de metranquilliser. Mais attends un peu ; tu la verraset tu comprcndras bien qu’elle n’a rien de cequ’il faut pour assurer un bonheur durable äRobert. Qu’il s’amuse avec eile, c’est bien,mais autre chose !... Et puis il y a la questionde Tage. Elle n’a pas vingt ans, cette Alle.

M me SERVlERES. — Tu m’accuseras departi pris, mais cela non plus n’a rien pour medeplaire. Pourquoi Robert n’epouserait-il pasune jeune Alle? Du reste, as-tu lieu de croirequ’il songe au mariage?

M me DUPREY. — Je n’en sais rien ; il nequitte pas cette Perdita. Mais j’aimerais mieuxqu’elle ne se füt pas trouvee sur le chemin demon Als. Je ne suis pas pour les mariages inter-nationaux. On a dejd assez de peine ä s’entendreavec une femme de son pays, de sa race et de saclasse, sans aller chercher ä compliquer leschoses. Mais, enAn, peut-etre ai-je tort? Il y ades moments, oü, malgrd mes preventions, eiletrouve moyen de me plaire tout de m€me. Seu-lement j’ai peur de me tromper et la chose estsi serieuse que je t’ai fait venir pour avoir tonopinion. Tu vas la voir. Cause avec eile ; etu-die-la et tu me diras franchement ce que tu enpenses.

jVfme SERVlERES. — La rencontrerai-jeaujourd’hui?

M me DUPREY. — Mais naturellement. Tiens,