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THEATRE
Cela ne m’a pas toujours fait plaisir. Et tu tesouviens que nous avons eu beaucoup de sou-cis autrefois, toi comme moi, quand il a eutout jeune cette liaison... Q’a ete une triste his-toire, mais enfin tout cela, c’est bien vieux,quinze ou vingt ans dejä... Seulement, cettefois-ci, c’est plus serieux.
M me SERVlERES. — Raconte-moi §a. J’aitoujours eu un faible pour les aventures deRobert.
M me DUPREY. — II s’agit d’une jeune fdle.Mme SERVlERES. — Enfin !
M me DUPREY. — Tu es incorrigible, Marie.Tu sais bien que je n’ai pas de plus grand desirque de voir mon fils se marier. Je ne pense qu’äcela et depuis longtemps. Et maintenant, ilcommence ä etre tard dejä. Mais je voudraisqu’il fit un bon mariage, qu’il trouvät une jeunefille de chez nous, elevee comme nous l’avons6te, toi et moi.
M“ e SERVlERES. — Cela devient rare, jet’avertis.
M me DUPREY. — Mais c’est une choseserieuse, Marie. Il s’agit de toute la vie.
M me SERVlERES. — Et Robert a rencontreici une etrangere charmante et ils se sont plu.Je lui fais mes compliments ä cette fille-lä, eilea du goüt. Comment est-elle?
M me DUPREY. — Il y a etrangere et etran-gere. Celle-lä me paralt inquietante. Elle estorpheline.
M m e SERVlERES. — Quelle chance ! lesfamilles sont generalement impossibles.