MADEMOISELLE BOURRAT
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M. ALLEM AND, lui prenant la main. — Jesuis le plus heureux des hommes.
M me BOURRAT, enlranl vivemenl par ladroite. — Je ne puis mettre la main sur ton pere.II n’est jamais lä quand on a besoin de lui. (Aper-cevanl M. Allemand.) Ah ! c’est comme Qa quevous travaillez?
M. ALLEMAND. — J’avais oublie quelquespapiers sur la table ici.
M me BOURRAT. — Inutile de chercher desprßtextes avec moi. Dites donc, venez un peu ici,monsieur Allemand. (Elle le lire dans le salon ägauche.) Vous avez trente-cinq ans?
M. ALLEMAND. — Oui, madame.
M me BOURRAT. — Vous etes ne en... 1860,k Lyon, n’est-ce pas? Vous n’avez parle k per-sonne ici de votre naissance?
M. ALLEMAND. — A personne, sauf k M. lecur6, bien entendu.
M me BOURRAT. — Bien. N’est-ce pas en1859 qu’il yaeuä Lyon une grande expositionretrospective de soieries qui a et6 inaugur6e parl’Empereur, l’Imp6ratrice, le prince Napoleon,et toute la cour?
M. ALLEMAND. — Je ne sais pas, madame.
M me BOURRAT. — Oui, c’est bien en 1859,j’y 6tais avec mes parents. C’est tres bien.
LOUISA, enlrant ä droite. — Ges dames deVermand.
Entreni M me Bourrat de Vermand et Caroline augrand salon oü passent M me Bourrat et M. A l-lemand.