Druckschrift 
Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
Entstehung
Seite
105
Einzelbild herunterladen
 

MADEMOISELLE BOURRAT

105

M. ALLEM AND, lui prenant la main. — Jesuis le plus heureux des hommes.

M me BOURRAT, enlranl vivemenl par ladroite. — Je ne puis mettre la main sur ton pere.II n’est jamais lä quand on a besoin de lui. (Aper-cevanl M. Allemand.) Ah ! c’est comme Qa quevous travaillez?

M. ALLEMAND. — J’avais oublie quelquespapiers sur la table ici.

M me BOURRAT. — Inutile de chercher desprßtextes avec moi. Dites donc, venez un peu ici,monsieur Allemand. (Elle le lire dans le salon ägauche.) Vous avez trente-cinq ans?

M. ALLEMAND. — Oui, madame.

M me BOURRAT. — Vous etes ne en... 1860,k Lyon, n’est-ce pas? Vous n’avez parle k per-sonne ici de votre naissance?

M. ALLEMAND. — A personne, sauf k M. lecur6, bien entendu.

M me BOURRAT. — Bien. N’est-ce pas en1859 qu’il yaeuä Lyon une grande expositionretrospective de soieries qui a et6 inaugur6e parl’Empereur, l’Imp6ratrice, le prince Napoleon,et toute la cour?

M. ALLEMAND. — Je ne sais pas, madame.

M me BOURRAT. — Oui, c’est bien en 1859,j’y 6tais avec mes parents. C’est tres bien.

LOUISA, enlrant ä droite. — Ges dames deVermand.

Entreni M me Bourrat de Vermand et Caroline augrand salon oü passent M me Bourrat et M. A l-lemand.