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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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THEATRE

M. ALLEMAND. — Ah ! vous etes seule, ma-demoiselle. J’avais oublie quelques papiers surla table. (II s’avance et prend le rouleau de papiersur la lable. M Ue Bourrai, tres genee el baissanlles yeux, s’ecarte un peu.)

M. ALLEMAND. — Madame votremerevousa parle?

M lle BOURBAT, mime jeu. — Oui, mon-sieur.

M. ALLEMAND. — Serais-je assez heureuxpour vous voir consentir ?...

M Ue BOUBBAT, mime jeu. —G’est donc vrai,vous voulez bien m’epouser ?

M. ALLEMAND. — G’est mon plus eherdesir.

M lle BOUBBAT, avec beaucoup d’embarras. —Et pourtant vous savez tout?

M. ALLEMAND. — Je ne sais rien, made-moiselle, je ne sais rien.

M lle BOUBBAT, mime jeu. — Mais inainandisait...

M. ALLEMAND. — Madame votre mere faiterreur. Je sais seulement que vous avez et6 souf-frante et que, gräce ä Dieu, vous etes aujour-d’hui tout k fait retablie.

M Ue BO UBBA T, mime jeu. — Ah ! ( Un tempspuls, levant les yeux enfin et avec elan.) Vous etestres bon, monsieur Allemand,

M. ALLEMAND. — Alors vous consentez äquitter vos parents et cette belle maison de Pre-voux?

M Ue BOUBBAT, avec chaleur. — Oh! oui,monsieur.