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th£atre
M. BOURRAT. — Que te voilä belle, fifille !
M lle BOURRAT. —- J’ai mis une robe nou-velle. Tante Marie et Caroline viennent dlner.
M me BOURRAT, tr&s seche. — Viens que jet’examine. (M Ue Bourrat va pres d’elle.) Qa neva pas mal. ( T apotanl V eloffe .) Un peu trop d’am-pleur sur les hanehes. J’avais pourtant recom-mand6 ä la couturiöre. Tu as d6jä les hanehesassez fortes comme cela... ( Regardanl la coiffure.)Ah <jä ! qu’est-ce que c’est que ce gros noeud noirdans les cheveux?
M Ue BOURRAT, genee, — Je le porte tou-jours, maman.
M me BOURRAT. — Je ne te l’ai jamais vu.
M lle BOURRAT. — C’est parce que vous nem’avez pas regardöe, mais je le porte tous lesjours, maman.
M m9 BOURRAT. — Ce n’est pas une raisonpour le mettre aujourd’hui avec une robe claire.Enleve-le.
M lle BOURRAT, emue. — Maman, je vous enprie, permettez-moi de le garder.
M me BOURRAT. — Ah gä ! pas d’histoirespour une niaiserie. Enl&ve-le-moi ce noeud.
Afiie BOURRAT. — Pourtant...
M me BOURRAT. — Allons, et donne-le-moi.(Elle prend le noeud et sorl per le jardin).
A peine esl-elle sorlie, M lle Bourrat eclale en san-glots.
M. BOURRAT, etonne, venant ä eile. — Ehbien, fifille, qu’as-tu?