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TH1SATRE
toujours la merae. Tu feras une fameuse mere defamille.
M Ue BOURRAT. — Oh oui, j’aimerai mesenfants !
CAROLINE. — Mais pourquoi ne l’as-tu pasfaite toute blanche, ta brassiere? Ce serait plusjoli. II aura l’air d’un petit arlequin, ce b6b6,lä-dedans. C’est un peu ridicule.
M lle BOUBRAT , Irisle cTabord, puis avecchalcur. — Tu trouves? Seulement, voilä, jen’ai pas d’argent ä moi,tu sais,et je n’aurais paspu acheter de la laine blanche h Valleyres. Etpuis, maman l’aurait su. Alcrs, j’ai imagine deprendre des bouts de laine dont je me sers pourma tapisserie. Mais il a fallu que je fasse atten-tion d’en prendre de toutes les couleurs ; sans§a, maman se serait vite apergu qu’il manquaitdu blanc ou du bleu... Et §a m’a obligöe aussi äattacher tous ces bouts de laines les uns auxautres ! Alors la brassiere est pleine de noeuds.C’est difheile ä faire et je ne puis travailler quequelques minutes par jour, quand maman a ledos tourne. Mais $a ne fait rien ; malgre qu’ellesoit bariolee et pleine de. noeuds, eile sera bienchaude. C’est l’important, tu compreRds, parceque les tout petits, c’est delicat, mais 5a ne voitpas clair. II sera au chaud pour passer l’hiver.II ne prendra pas froid, le petit.
CAROLINE. — Je comprends.
M lle BOURRAT, avec abandon. — II viendraä la Rn de janvier, para!t-il, c’est un mauvaismoment. Mais il sera bien soigne, je t’en reponds.D’abord, j’irai le voir trös souvent, peut-etre