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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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th£atre

maman va ä la lingerie. J’ai un quart d’heurepour travailler pour le eher petit. (Elle tire lapellte brassiere de sous sa robe et Iricole.) Etquand maman reviendra,je lui demanderai. (Elleiravaille avec fievre el n’entend pas la porle dutnilieu au fond s’otivrir doucemenl et Carolines' approcher d pas de loup.)

CAROLINE, haut, toul pres de M Ue Bourral.— Coucou !

M lle BOURRAT, saisie, laissanl tomber sonouvrage. — Ah ! c’est toi ! ( Elle reste paralyseepar Vemolion.)

CAROLINE. — Oui, imagine-toi, que cet im-becile de Justin, qui est ä moitie sourd, n’avaitpas compris ce que maman lui avait dit, et avaitdetele. Alors, le temps qu’il attelle, ta möre aemmen6 maman ä l’office pour lui donner unerecette de cuisine. Moi j’ai dit que j’attendaissur le perron, et je suis venue vers toi, en mecachant... Mais, comme tu 6tais absorbee ! Tutravaillais si fort que tu ne m’as pas entenduentrer?

M n<t BOURRAT, incapable de bouger, manjelanl des coups d'ceil ä la derobee ä la petite bras-siere qui est iombee enire eile el Caroline. — Eneffet... en effet... je... je travaillais.

CAROLINE, suivant les regards de sa Cou-sine. — Tu as laisse tomber ton ouvrage. ( Elle sebaisse el le ramasse, puis l’etale.) Au nom du ciel,qu’est-ce que c’est que cela? G’est incroyable.C’est de toutes les couleurs. Mais c’est que 5a al’air d’une petite brassiere. Jamais je n'ai rien vude si dröle ! Non, cette brassiere ! ( Elle rit J