MADEMOISELLE BOURRAT 65
M me BOURRAT. — Tu n’as rien ä savoir.
M lle BOURRAT, timide. — Pourtant...
M me BOURRAT. — C’est comme ga, tra-vaille. ( Elle reprend son ouvraqe.)
M Ue BOURRAT, regarde sa mere, puis tire unmouchoir de sa poche et s’essuie les ijeux en ca-chette. — Un silence. — G’est long !
La porle de droiie s'ouvre, M me Bourrat sursautequand la porle s’ouvre.
LOUISA. — C’est Ia vieille Victoire qui estlä. Je la fais entrer ici?
M me BOURRAT. — Ah ! c’est Victoire.Faites-la monter chez moi. J’y vais. ( Sori Louisa.M me Bourrat, se levanl et regardanl sa fdle.) Ehbien, et tes laines?
M Ue BOURRAT. — Mes laines?
M me BOURRAT. — Oui, les bouts de laineque tu dois avoir sur les genoux?
M Ue BOURRAT. — Mais il n’y a personne,maman, alors je ne les avais pas pröpares.
Mme BOURRAT. — Ouand tu es ici, tu doistoujours etaler vingt echantillons de laine surtes genoux, de fagon ä avoir une excuse pour nepas te lever, si, par hasard, une visite arrivait.(Elle va pour sortir.) Nc quitte pas la chambreavant que je revienne, j’en ai pour une demi-heure.
jVfUe BO’URRAT. — Bien, maman.
M me Bourrat sorl.
iVfUe BOURRAT. — A quoi bon mettre desbouts de laine? voilä trois semaines que personne
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