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TH^ATRE
M lle BOURRAT. — Bien, maraan.
Elle va au melier de tapisserie, on la voil deprofil. Un long silence.
M lle BOURRAT, regardanl par la fenetre elsur un Ion monotone, comme ü elle-meme. — IIfait un vilain teraps (M me Bourral resle lesleeres serrees), il pleut, c’est triste ! (Un lemps .)
II doit y avoir de la boue dans les allees.
M me BOURRAT. — Tais-toi donc ! 11 me jsemblait entendre une voiture. ( Elle s'absorbe ä \nouveau dans son ouvragc.)
Un long silence.
M Ue BOURRAT, ä elle-meme. — Je ne saisrien, rien. II faut pourtant savoir, je ne puis pas ivivre ainsi. (Un lemps.) Maman ! (M me Bourralne bouge pas. Plus haut.) Maman !
M me BOURRAT. — Ali ! qu’as-tu donc äbavarder sans cesse?
M lle BOURRAT, timide. — Je voudrais vousdemander quelque chose, maman.
M m& BOURRAT. — Je n’ai pas de temps ä jperdre ä t’Scouter. j
M Ue BOURRAT, Iravaillant, ä demi-voix. — iJ’aimerais savoir ce qu’on fera... (Elle s’arrele.) |BOURRAT. —Tu dis?
M ll ° BOURRAT, se troublanl. — Qu’est-ce |qu’on fera... (Elle n’acheve pas.) j
M me BOURRAT. — Je te d6fends de parier 'de cela, tu le sais bien. ;
M lle BOURRAT. — Mais nous sommes seules,maman, et je ne sais rien.